C.O.N.T.E
Chapitre 1 : La princesse endormie
Il était une fois, dans un royaume fort fort lointain, une magnifique princesse qui s’appelait Aurore. Elle était jolie, drôle, douce, gentille, bref elle était parfaite. Mais un jour un vilain sorcier libéré des abysses nommé Tom le maléfique lui jeta un mauvais sort. Il semait la terreur avec son armée de démons à la peau rouge et la belle Aurore fut transformée en paysanne. Cette fille si triste était condamnée à vivre comme une pauvre gueuse. Un jour, alors qu’elle tentait de rentrer dans le château et que les gardes la repoussèrent violemment, elle croisa un beau chevalier qui la remarqua. Elle lui raconta son histoire et le chevalier décida d’aller tuer le vilain sorcier et à l’aide de son beau cheval blanc qui parle il…
- Elle est nulle ton histoire. Les cheval ça ne parle pas.
- On est dans un conte je te signale et puis on dit « les chevaux ».
- Et pourquoi le sorcier porte mon nom et toi t’as le nom de la princesse ?
- Parce que contrairement à certains j’ai beaucoup de qualités, je n’ai pas 7 ans et je ne réclame pas des histoires avant d’aller me coucher.
- Et puis ça veux dire quoi « gueuse » ?
Comme le dit si bien mon histoire, je m’appelle Aurore. Bon c’est vrai je ne suis pas parfaite du haut de mes quatorze ans et que j’aime taquiner mon petit frère. Cette nuit-là, mes parents étaient partis chez des amis et j’étais resté seule avec ma meilleure amie et le monstre qui me sert de frère. C’est aussi ce soir là que ma vie allait changer. Comme toutes les fois où ils s’en allaient ma mère avait pour coutume de dire :
-Aurore, tu raconteras une histoire à ton petit frère pour qu’il s’endorme, compris ? Je suis persuadé que tu n’auras pas de mal, après tout nous descendons du célèbre Charles Perrault.
- Oui maman mais toi tu dois descendre des escaliers car papa t’attend.
- Tu as raison, allez bonsoir ma chérie.
Mais cette fois-ci, arrivée au milieu des marches elle se retourna vers moi.
- Si jamais tu ne trouves pas l’inspiration va donc au grenier. Il y a pleins de livres, dont un écrit par Perrault lui-même.
Je n’y croyais pas vraiment mais j’eus soudain l’idée d’aller visiter le grenier. Il faut dire que je n’y allais que très rarement et c’était l’occasion de vérifier s’il y avait des livres aussi vieux que ma mère voulait bien le dire.
Thomas au pays des rêves, je descendis dans le salon.
-Bon, j’ai réussi à faire dormir l’affreux sorcier, on y va ?
Mon amie m’attendait et je lui proposais un petit tour dans le grenier. Celui-ci se situait au bout d’un escalier que l’on devait prendre dans le noir avec la seule lumière du couloir. Donc attention à ne pas trébucher en ratant une marche.
Ma copine s’appelait Rose. Elle ressemblait beaucoup à une princesse avec ses cheveux blonds bouclés et ses yeux bleus. Beaucoup de garçons lui couraient après mais elle disait qu’elle n’avait pas de temps à perdre avec un petit ami. Le grenier quand a lui était très, même trop, poussiéreux. Mon regard se posa sur une pile de livre en équilibre sur une malle. Je pris le premier livre. C’était bien un conte de Perrault, « La belle au bois dormant » mais rien ne prouvait que ce fût lui qui l’avait écrit en personne. J’en trouvais d’autres comme « Cendrillon » ou « Le chat botté ». Rose ouvrit la malle et en sortit deux livres. Ils avaient l’air très vieux. L’un des deux était fermé avec un cadenas. Rose s’était mise à lire le second.
-Aurore ! Regarde, il est bizarre celui-là.
Elle se mit à le lire.
- Attention ! N’ouvrez mon livre sous aucun prétexte, vous pourriez libérez des forces magiques de mon imagination.
-C’est quoi ces conneries ! « Les forces magiques de l’imagination » ! Plus débile tu meurs, de plus je sais où est la clé.
En effet dans un des tiroirs de la table de chevet de mon père j’avais remarqué qu’il y avait une drôle de clé et qui correspondait parfaitement avec le style du cadenas. En moins de temps qu’il faut pour le dire « attention je vais faire une connerie » j’arrivais dans le grenier avec la drôle de clé.
- Mais c’est écrit attention, dit Rose
- Tu y crois vraiment, toi, aux forces magiques de … je sais plus quoi ?
- Non.
- Alors c’est bon, dis-je avec le sourire.
Je mis la clé dans la serrure, la tourna et ouvrit le livre. Rose avait détourné son regard, elle avait bien fait car ce que je vis était une lumière éblouissante et il y avait comme un grand courant d’air qui sortait du livre. Tout autour de moi les objets volaient, tombaient, se brisaient. J’eus juste le temps de refermer le livre.
- Ouf ! C’était quoi ? Tu n’as rien Rose ? Rose ? ROSE ?
Je la vis étendue par terre
-ROSE ! Tu vas bien ? Dis-moi quelque chose.
-Rrrrronpfouuu. Elle dormait.
-Tu crois que c’est le moment de faire la sieste. Oh ! Et puis avec tout ce vacarme on a sans doute réveillé Thomas.
-RrrrrrrRRRpfooouuuu.
-Tu te fous de moi !!!
Je la secouais dans tous les sens, puis voyant que cela ne marchait pas je regardais autour de moi. Le grenier était dévasté.
- Bon ma vieille va falloir que tu te lèves. Je la soulevais par les bras. Elle avait dû s’évanouir. Et avec toute ma force physique je la transportais sur le canapé du salon et je remontais dans le grenier voir ce foutu bouquin. Je pris bien soin de refermer celui qui avait tout détruit et je me mis à lire le premier. Je tombais sur la phrase : « vous pourriez libérer des forces magiques de mon imagination »
-C’est regrettable ce qui est arrivé, dit une voix d’homme dans mon dos.
Je me retournais et je vis un homme d’une vingtaine d’années au visage familier
-Qui êtes-vous ?
-Voyons, tu ne me reconnais pas ?
-Euh, non.
-Je suis Tom le maléfique !!!
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